bandeau
VIsAge : Bulletin de veille informationnelle  de l'Agence de la santé et des services sociaux de la Montérégie

(2008-2015) Déficience intellectuelle et troubles du spectre de l'autisme


Montérégie Jancarik, Arinka-Sabina. Recension d'écrits sur les effets de l'intervention comportementale intensive pour la clientèle 2 à 5 ans. Longueuil : ASSS Montérégie, 2015. 19 p.
La littérature scientifique abordant les traitements pour les enfants ayant des troubles du spectre de l'autisme (TSA) démontre la probité des interventions comportementales intensives. Toutefois, les chercheurs rapportent des effets hétérogènes et plusieurs s'entendent pour dire qu'une forme de traitement ne peut pas convenir à tous les enfants ayant un TSA. Cette recension démontre qu'il existe des variables qui influencent les résultats d'une intervention comportementale intensive auprès d'enfants. Cette synthèse sommaire répond à une demande adressée à l'équipe de courtage de connaissances de l'Agence de la santé et des services sociaux de la Montérégie. Devant l'augmentation soutenue des taux de prévalence des TSA, les centres de réadaptation en déficience intellectuelle et troubles envahissants du développement (CRDITED) souhaitaient explorer de nouvelles façons d'augmenter l'accessibilité aux services de réadaptation, notamment en ciblant dans les données probantes des critères ou outils permettant de faire l'adéquation entre le profil d'un enfant ayant un TSA âgé de 2 à 5 ans et l'intensité de l'intervention (programme ICI) requise. [Résumé rédigé par l'auteure]

Montérégie Fraser, Maurice, et autres. TSA et neurotypique : mieux se comprendre - Guide pour comprendre le fonctionnement de la personne ayant un trouble du spectre de l'autisme. Longueuil : ASSS Montérégie, 2015. 30 p.
Avec une prévalence qui ne cesse de croître, le trouble du spectre de l’autisme touche l’ensemble du Québec, mais affecte particulièrement certaines régions, dont la Montérégie avec un taux de 138/10 000. L’information transmise par ce guide s’amorce par un historique des premiers cas rencontrés, identifie les causes possibles puis les caractéristiques propres aux personnes atteintes. Les tableaux présentés permettent de mettre en lumière les différences entre ces dernières et celles appelées neurotypiques.

Perreault, François, et Michel Clavet. L'accès, la continuité et la complémentarité des services pour les jeunes (0-18 ans) présentant une déficience intellectuelle ou un trouble du spectre de l'autisme. Québec : Protecteur du citoyen, 2015. 30 p.
Soutenir l’intégration des services de santé et des services sociaux : une solution souvent évoquée, mais désormais urgente à concrétiser pour alléger la trajectoire parsemée d’embûches des parents d’enfants qui présentent une déficience. Outre les constats dressés, le protecteur du citoyen met de l’avant des recommandations afin de mieux coordonner les soins. Il appelle à 1) la création d’un plan de services individualisé par le biais d’un intervenant pivot, nommé en tout début de processus, 2) l’identification d’une date de prise en charge, 3) la redéfinition de l’offre de service et à 4) l’évaluation de la pertinence de regrouper les ressources des programmes en déficience physique et en déficience intellectuelle.

Dhénain, Muriel, et Joëlle André-Vert. Autisme et autres troubles envahissants du développement : les interventions et le projet personnalisé chez l'adulte. Paris : Haute Autorité de Santé, 2015. 31 p.
Prévues au Plan Autisme 2013-2017 en France, des recommandations quant au projet en titre doivent être développées pour assurer la meilleure trajectoire de soins auprès de la clientèle visée. Cette note de cadre apporte un éclairage aux éléments à inclure en précisant notamment le contexte, les enjeux, les objectifs, les modalités de mise en œuvre et de réalisation.

L'intervention précoce auprès des enfants de 2 à 5 ans présentant un retard global de développement : guide de pratique. Montréal : FQCRDITED, 2015. 122 p.
Destiné tant aux intervenants qu’aux parents, ce guide de référence révèle les pratiques puisées à même trois revues systématiques portant sur l’efficacité des interventions et des stratégies de soutien aux proches ainsi que sur des outils d’évaluation. Les trois volets reposent ainsi sur les preuves et sur les avis d’experts. Les mesures suggérées démontrent leur efficacité, mais visent surtout à soutenir les personnes impliquées et représentent une ouverture vers l’adoption de pratiques optimales. L’outil ne couvre pas les interventions destinées aux enfants qui souffrent d’un polyhandicap ni celles offertes en institution ou en internat.

Green, Jonathan, et autres. « Parent-mediated intervention versus no intervention for infants at high risk of autism : a parallel, single-blind, randomised trial ». Lancet Psychiatry, 2015 [Online First].
Chez les bébés à risque de développer l’autisme, une intervention très précoce tend à diminuer les probabilités de cette possibilité. En effet, les techniques réalisées par des parents auprès de 54 poupons qui présentaient un risque élevé en raison de l’existence d’un frère ou d’une sœur autiste rendent compte de progrès considérables. Leur capacité d’attention se voyait augmenter, tout comme leur ouverture vers le monde extérieur. Cette étude vise à démontrer qu’il s’avère primordial d’intervenir en amont pour ainsi réduire et peut-être même empêcher l’apparition des premiers symptômes. Toutefois, des recherches auprès d’un plus grand nombre de bébés sont souhaitées, selon les auteurs.

Bélanger, Jocelyne, et Rachel Ruest. Les activités socioprofessionnelles et communautaires : état de la situation et actions convenues pour l'amélioration des services. Québec : MSSS, 2014. 27 p.
Afin d’accompagner les personnes présentant une déficience vers la réalisation de leur projet de vie, la concertation se veut primordiale à établir. Pour en arriver à une vision commune afin de rendre cohérente les interventions à réaliser, la création d’une structure d’échanges entre les divers ministères et l’établissement d’un continuum de services s’avèrent fortement préconisés. Ce rapport expose d’abord la situation, ce qui donne lieu à l’identification de deux enjeux principaux soit : l’accessibilité et la continuité des services. Il présente ensuite les actions à prioriser. Ce mandat vise la clientèle suivante : les personnes présentant une déficience intellectuelle, une déficience physique ou un trouble du spectre de l’autisme.

Lussier-Desrochers, Dany, Jeannie Roux et Catherine Sparnaay. « La prise de médicaments de façon autonome pour des personnes présentant une déficience intellectuelle ». Revue francophone de la déficience intellectuelle, vol. 25, 2014, p. 24-36.
La difficulté quotidienne que représente la prise de médicaments chez les personnes présentant une déficience intellectuelle vivant en logement commande un soutien particulier. Les impacts d'une mauvaise gestion peuvent être lourds de conséquences allant jusqu’aux erreurs de diagnostic et aux surprescriptions. La recension des écrits effectuée permet l’identification d’interventions pour un accompagnement optimal, mais fait aussi ressortir les considérations éthiques associées à l’implantation d’une mesure axée sur la prise de médicaments de manière autonome. L’analyse révèle également les inquiétudes vécues par ces personnes ainsi que leurs proches face à cette dimension de la vie en logement. Des recommandations ponctuent l’article. [Document disponible par l'intermédiaire de votre centre de documentation]

Dumais, Lucie, Alexandra Prohet et Marie-Noëlle Ducharme. Identification des coûts supplémentaires généraux liés aux déficiences, incapacités et situations de handicap assumés par les personnes handicapées et leur famille. Montréal : LAREPPS, 2014. 185 p.
Sur la base des propos recueillis auprès de 50 répondants en provenance de trois régions (Montréal, Montérégie et Côte-Nord), cette recherche met en lumière les besoins et les coûts supplémentaires défrayés par les personnes handicapées. Les auteurs précisent les situations problématiques selon l’incapacité présentée. Des tendances se confirment ainsi que des caractéristiques propres au contexte québécois. Les grands types d’incapacité à l’étude : déficience motrice, déficience sensorielle, santé mentale, déficience intellectuelle et TED ainsi que handicaps multiples.

Sous la direction de Catherine Des Rivières-Pigeon, et Isabelle Courcy. Autisme et TSA : quelles réalités pour les parents au Québec. Québec : PUQ, 2014. 168 p.
Cote : HQ 759.913 A939 2014
Le trouble du spectre de l’autisme (TSA) représente désormais le diagnostic le plus fréquent chez les enfants du primaire : leur nombre double tous les quatre ans. Cette nouvelle réalité interpelle plusieurs familles qui nagent à travers les défis auxquels ils font face. Cet écrit leur donne la parole dévoilant ainsi une partie de leur quotidien, tout en identifiant leurs besoins en aide et les ressources mises à leur disposition en matière d’accès aux services. Les solutions proposées visent à améliorer les pratiques existantes et ainsi alléger le poids des difficultés rencontrées. [Document disponible par l'intermédiaire de votre centre de documentation]

Rogers, S.J, et autres. « Autism treatment in the first year of life : a pilot study of infant start, a parent-implemented intervention for symptomatic infants ». Journal of Autism Developmental Disorders, 2014 [Online First], p. 1-15.
Une intervention ciblant des bébés à risque de développer un trouble du spectre de l’autisme (TSA) aussi jeunes que six mois pourrait être bénéfique et contribuer à modifier leur trajectoire développementale. L’intervention comportait deux volets : dans un premier temps, des professionnels ayant une très grande expertise en troubles du spectre de l’autisme en bas âge, enseignaient aux parents diverses techniques d’intervention, selon les symptômes que présentaient leurs enfants. Par la suite, les parents devaient intervenir directement auprès de leur enfant dans le milieu de vie de la famille. L’étude, auprès d’un très petit échantillon (n=7), a démontré des améliorations notables. Par ailleurs, il a été noté que les modifications comportementales se sont faites plus rapidement et avec moins d’intensité de services qu’auprès d’une population d’âge préscolaire. Les auteurs soulignent, toutefois, qu’aucune conclusion sur l’efficacité de l’intervention ne peut être tirée tant qu’un essai randomisé ne sera pas réalisé. [Document disponible par l'intermédiaire de votre centre de documentation]

Mercier, Céline. Addenda - L'efficacité des interventions de réadaptation et des traitements pharmacologiques pour les enfants de 2 à 12 ans ayant un trouble du spectre de l'autisme (TSA). Québec : INESSS, 2014. 19 p.
Les plus récentes données corroborent-elles les conclusions issues de l’avis publié en 2013 à la source des recommandations alors formulées? L’analyse de la littérature couvrant la période 2010-2013 réaffirme la pertinence des actions alors préconisées. L’évolution rapide des connaissances en la matière commande des mises à jour régulières pour ainsi assurer l’identification des interventions les plus efficaces auprès de cette jeune clientèle.
https://www.inesss.qc.ca/fileadmin/doc/INESSS/Rapports/ServicesSociaux/INESSS_interventionsreadaptation_traitementpharmacologique_TSA.pdf

Base de données sur l'autisme
En collaboration avec le moteur de recherche Google, la fondation américaine Autims Speaks annonce la création d’une base de données pour soutenir la recherche sur l’autisme. L’utilisation de la plateforme de « cloud » (infonuagique) permettra la centralisation de l’information génétique des personnes atteintes d’un trouble du spectre de l’autisme.

Anagnostou, Evdokia, et autres. « Autism spectrum disorder : advances in evidence-based practice ». CMAJ, vol. 186, n° 7, 2014, p. 509-519.
Bien que sous-évaluées selon plusieurs analyses, les données estiment la prévalence du trouble du spectre de l’autisme à 1 % au Canada, soit environ 67 000 enfants. Cet article fait état des connaissances actuelles et présente des recommandations sur la base de preuves issues d’études randomisées contrôlées ou de revues systématiques. Un tableau illustre les trajectoires de diagnostic et de traitement alors qu’un autre identifie les « drapeaux rouges » à surveiller pour le dépistage chez les enfants âgés de 12 à 18 mois. Les auteurs rappellent l’importance de la détection précoce pour augmenter la réussite des interventions.

Montérégie Noiseux, Manon. « Prévalence des troubles du spectre de l'autisme : la Montérégie en tête de peloton ». Périscope, n° 47, 2014, p. 1.
« La Montérégie se classe au premier rang des régions administratives en termes de prévalence des TSA chez les enfants. Différents facteurs pouvant expliquer la différence interrégionale dans la prévalence des TSA sont abordés. Par ailleurs, la prévalence des TSA s’accroît de 25 % par an, en moyenne, dans la région. D’ailleurs le TSA est le handicap le plus prévalent en milieu scolaire – cinq fois plus que la déficience intellectuelle. Aussi, près d’un enfant sur deux avec un TSA est intégré en classe régulière avec soutien. Finalement, le Périscope donne un bref aperçu de la prévalence des TSA aux États-Unis ». [Résumé rédigé par l'auteure]

 
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
2
Accueil
Imprimer
Envoyer
S'abonner/désabonner
Modifier son profil
Facebook

Recherche  

Recherche avancée

À signaler 

La communauté de pratique de veille en santé et services sociaux du Québec a publié un article dans Le point en administration de la santé et des services sociaux, vol. 8, no 4 (hiver 2012-2013), dans le cadre d'un dossier consacré à la créativité et l'innovation.
 


 


Autres bulletins de veille en santé et services sociaux 

E-Veille sur l'innovation dans les services de santé

Bulletin politiques publiques et santé

Bulletin Santépop

Info-vieillissement

Réadap_veille

Vigie psychosociale

Produit par le secteur Gestion des connaissances
de l'Agence de la santé et des services sociaux de la Montérégie
Outil : GLS Réseaux