(2008-2015) Dépendances


Brousselle, Astrid, et autres. « Integrating services for patients with mental and substance use disorders : what matters? ». Health Care Management Review, vol. 35, n° 3, 2010, p. 212-223.
Cette étude, regroupant des chercheurs de trois universités québécoises, identifie les facteurs-clés d’un modèle de services intégrés pour une clientèle avec troubles concomitants (santé mentale et toxicomanie). Ils formulent six propositions d’importance lors d’une démarche d’intégration de services, notamment le fait qu’un changement fondamental des pratiques professionnelles (nécessaire lors d’une telle démarche) peut prendre du temps et que la complexité associée à l'intégration de deux services d’origines différentes relève de plusieurs aspects, entre autres, les caractéristiques uniques des organisations, les normes cliniques et les profils-types de la clientèle. [Document disponible par l'intermédiaire de votre centre de documentation]

Gagnon, Hélène, et autres. L'usage de substances psychoactives chez les jeunes Québécois : conséquences et facteurs associés. Québec : INSPQ, 2010. 43 p.
Cote : HV 4999.Y68 G135u 2010
Un consommateur de cannabis sur dix est à risque de développer une dépendance et cette proportion peut s’élever à 50 % chez ceux qui consomment quotidiennement. Les difficultés, l’échec et le décrochage scolaires principaux responsables de l’usage précoce, régulier et prolongé de cannabis. Quant à la santé physique et mentale, les études démontrent que les substances psychoactives (SPA) interfèrent sur le développement du cerveau et la capacité d’apprentissage des jeunes allant même jusqu’à engendrer des troubles mentaux. L’INSPQ publiera un dernier volet sur l’état de la situation d’où émaneront des pistes d’intervention et des meilleures pratiques en matière de prévention.

April, Nicole, Claude Bégin et Réal Morin. La consommation d'alcool et la santé publique au Québec. Québec : INSPQ, 2010. 117 p.
Cote : HV 5309.Q3 A654c 2010
Facteur de risque jouant un rôle majeur dans le développement de plusieurs maladies, l’alcool était responsable de près de 2 % de tous les décès en 2002 au Québec. Les impacts négatifs d’une consommation abusive se répercutent tant chez le buveur que son entourage. L'INSPQ réitère ses recommandations qui s’articulent autour de l’encadrement légal et la responsabilité du monopole d’État, de la surveillance épidémiologique, du marketing et du prix de l’alcool ainsi que de la conduite en état d’ébriété.

Revue systématique ou méta analyse Fatséas, Melina, et autres. « Relationship between anxiety disorders and opiate dependence - A systematic review of the literature : implications for diagnosis and treatment  ». Journal of Substance Abuse Treatment, vol. 38, n° 3, 2010, p. 220-230.
L’identification de l’origine du trouble anxieux, induite par une substance par opposition à un trouble anxieux indépendant, a des implications importantes quant au traitement. Les 18 études répertoriées soulignent que la prévalence de concomitance entre les troubles anxieux et la dépendance aux opiacés est de 26 % à 35 % et que la dépendance aux opiacés est souvent précédée d’un trouble phobique. Les auteurs suggèrent que l’observation des symptômes anxieux après plusieurs semaines d’abstinence permettrait au médecin un meilleur diagnostic du trouble anxieux initial. [Document disponible par l'intermédiaire de votre centre de documentation]

Flores, Jasline, et autres. Répertoire d'outils soutenant l'identification précoce de la violence conjugale. Québec : INSPQ, 2010. 74 p.
Cote : HV 6626.23.Q3 F634re 2010
Ce document actualise le volet 1 de l’étude Consolidation des pratiques en violence conjugale dans les CLSC du Québec : étude exploratoire. Il dresse la liste d’outils visant à 1) identifier la violence conjugale, 2) évaluer la dangerosité et 3) développer les compétences dans le domaine. Des fiches descriptives concluent l’ouvrage.

McGrath, John, et autres. « Association between cannabis use and psychosis-related outcomes using sibling pair analysis in a cohort of young adults ». Archives of General Psychiatry, vol. 67, n° 5, 2010, p. 1-8.
La consommation prolongée de cannabis affecte les fonctions mentales et peut entraîner des troubles psychotiques. En fait, son usage sur une longue période double le risque de subir des hallucinations et quadruple celui de délire. Sur les 3 800 jeunes âgés de 18 à 23 ans interrogés, 14 % en consommaient depuis au moins six ans. Cependant, les auteurs s’interrogent sur la présence de ces troubles avant le début de la consommation ou si vraiment celle-ci est la cause de leur développement. [Document disponible par l'intermédiaire de votre centre de documentation]

Papineau, Élisabeth. Enjeux de santé publique reliés à l'étatisation des jeux d'argent sur Internet. Québec : INSPQ, 2010. 8 p.
Cote : HV 6722.Q3 P217en 2010
L’étatisation des jeux d’argent sur Internet (JAH) – solution envisagée afin de lutter contre la fraude et le crime organisé - pourrait aggraver les difficultés vécues par les utilisateurs de jeu en ligne, selon la santé publique. Adoptée notamment en Suède, cette modalité de jeu comporte des risques; les données témoignent d’ailleurs d’un taux de prévalence significativement plus élevé. Sur la base des connaissances actuelles, l’auteure lève le voile sur les dangers qui découlent d’une plus grande accessibilité aux jeux en ligne.

Compétences pour les intervenants canadiens en toxicomanie. Ottawa : CCLAT, 2010. 
Cote : HV 5840.C212 C397co 2010
Les compétences représentent un moyen pratique et efficace pour aider les intervenants et spécialistes en toxicomanie à fournir leur plein rendement. Cette ressource désigne 18 compétences techniques : les connaissances et aptitudes nécessaires à la réalisation de fonctions professionnelles; 18 compétences comportementales : les capacités, valeurs et attitudes propices à un rendement accru au travail. De plus, on y retrouve des outils d’entrevue et de gestion du rendement conçus pour le counseling, la gestion du sevrage, la promotion de la santé et autres.

Ayotte, Annie, et Louise Desfonds. « Alcochoix+ : Un programme de consommation d'alcool contrôlée ». Intervention, vol. 130, 2009, p. 7-13.
Préoccupation importante, la consommation d’alcool demeure une priorité dans la prévention et la promotion de saines habitudes de vie. Cet écrit relate l’expérience de l’implantation du programme Alcochoix+ au CSSS de Laval qui se traduit par des retombées positives pour les intervenants dont : l’utilisation plus systématique d’outils validés; de meilleurs partenariats et collaborations avec les partenaires; la mise en place d’intervenants pivots, ainsi que la réalisation de projets novateurs afin de développer l’expertise de la première ligne en dépendances. [Document disponible par l'intermédiaire de votre centre de documentation]

Carter Sobell, Linda, et Mark B. Sobell. « Randomized controlled trial of a cognitive-behavioral motivational intervention in a group versus individual format for substance use disorders ». Psychology of Addictive Behaviors, vol. 23, n° 4, 2009, p. 672-682.
Bien que les résultats indiquent une forte diminution de la consommation d’alcool et de drogues chez les 264 personnes en traitement, aucune différence ne se perçoit quant à l’efficacité d’une intervention individuelle ou en situation de groupe au terme d’un suivi de douze mois. Les auteurs soulignent, par ailleurs, que pour un même nombre de patients, la thérapie de groupe avait requis 41 % moins de temps pour le thérapeute que celle individuelle. [Document disponible par l'intermédiaire de votre centre de documentation]

Odrogue (Prévention de la consommation de drogues chez les jeunes) [Source d'information]
Santé Canada veut sensibiliser les jeunes aux dangers de l’expérimentation des drogues illicites et de plus, aider les parents à s’assurer que leurs enfants s’abstiennent de consommer.

Les effets de la consommation précoce d'alcool : causes et conséquences de la surconsommation à l'adolescence. Québec : Éduc'alcool, 2009. 12 p.
Retarder l’âge de la première consommation d’alcool chez les jeunes contribue à réduire les risques d’effets néfastes sur leur développement, tant physique que psychologique. Parmi les conséquences associées à une consommation prématurée, Éduc’alcool témoigne notamment des difficultés rencontrées quant à la gestion des émotions ainsi que des dommages occasionnés au cerveau. Boire d’une façon responsable et sous surveillance parentale figure parmi les recommandations formulées.

Laventure, Myriam, et autres. Initiation précoce aux psychotropes chez les préadolescents. Sherbrooke : Université de Sherbrooke, 2009. 16 p.
Une intervention multisystémique en matière de prévention de la toxicomanie : essentielle dès l’école primaire. De plus, pour s’assurer de retarder la consommation chez les enfants de moins de douze ans, les stratégies doivent cibler non seulement l’élève, mais aussi la famille et le réseau social. Le développement des compétences sociales comme la gestion de la colère ou la résolution de conflits ou encore l’augmentation de l’estime de soi, également à inclure des les programmes préventifs, selon les auteurs. Cette étude présente les résultats d’un sondage effectué auprès de 481 élèves âgés de 10 à 12 ans d’une école primaire du Québec.

Rapport d'analyse des drogues de synthèse saisies au Québec. Ottawa : Santé Canada, 2009. 64 p.
Au Québec, la présence de la méthamphétamine s’impose dans la composition des comprimés analysés, ce qui en fait clairement la drogue prédominante dans la province. On la retrouve dans 57 % des cas suivis du MDMA à 28 %, 6 % pour le MDA et 4 % l’amphétamine. Constat inquiétant : le contenu réel diffère souvent de la drogue vendue. Des comprimés de speed contenaient à 54 % seulement la drogue prétendue; 23 % pour l’ecstasy. Un renversement de la popularité se remarque également entre ces deux drogues, le speed devenant la drogue la plus recherchée.

Noël, Lina, et autres. Avis sur la pertinence des services d'injection supervisée : analyse critique de la littérature. Québec : INSPQ, 2009. 81 p.
Cote : RA 644.A25 N768a 2009
L’évaluation scientifique effectuée – après la consultation de plus de 250 références – permet au groupe de travail de formuler des recommandations qui « prônent une ouverture à l’égard des groupes qui souhaitent offrir ce service aux personnes qui font usage de drogues par injection à qui ils offrent déjà certains services sociaux et de santé ». Parmi celles-ci : « […] que des services d’injection supervisée (SIS) soient accessibles dans des organismes communautaires dédiés à la prévention auprès des personnes faisant usage de drogue par injections ou dans des établissements du réseau de la santé ».

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