(2008-2015) Dépendances


Tétreault, Cathy. « La cyberdépendance : qui s'en préoccupe? ». L'intervenant, vol. 29, n° 1, 2012, p. 10-12.
Depuis peu, des évidences scientifiques font état des impacts des technologies de l’information sur la santé des jeunes. Notamment, le temps consacré aux écrans est associé à divers problèmes comme l’obésité, la consommation d’alcool, des mauvaises performances académiques et des comportements délinquants. Plus particulièrement, les jeux en ligne continus sont à craindre, car souvent plus addictifs que les autres. Le Centre CYBER-AIDE vise à prévenir, informer et outiller, prioritairement les élèves du primaire et du secondaire, ainsi que leurs parents, sur les conséquences négatives des jeux vidéo. [Document disponible par l'intermédiaire de votre centre de documentation]

Les services de réinsertion sociale : guide de pratique et offre de services de base. Montréal : ACRDQ, 2012. 50 p.
Cote : HV 5000.Q3 S491 2012
Le portrait de la situation au Québec confirme les besoins en réinsertion sociale des personnes présentant un problème de dépendance. Comment améliorer l’offre de services pourtant essentielle, mais encore trop peu présente? Les auteurs exposent d’abord les pratiques existantes grâce à la réalisation d’une recension d’écrits, puis décrivent ensuite l’état actuel de l’organisation des services et du traitement. De ces travaux émergent des pistes d’amélioration, des pratiques jugées efficaces ou prometteuses ainsi qu’une série de recommandations à mettre de l’avant qui ciblent « l’intervention clinique, l’organisation de services, le développement des compétences et la recherche ».

Meier, Madeline H, et autres. « Persistent cannabis users show neuropsychological decline from childhood to midlife ». PNAS, 2012 [Early Edition], p. 1-8.
L’utilisation persistante de cannabis entraîne une diminution du QI. Cette conclusion émerge de l’analyse du lien entre 1 037 utilisateurs de cannabis et leur fonctionnement neuropsychologique à 13 ans, ainsi qu’à 38 ans. Les chercheurs constatent que les effets néfastes se font particulièrement ressentir lorsque la consommation débute durant l’adolescence, soit avant 18 ans. Incidemment, la cessation n’a pas restauré le fonctionnement neuropsychologique des individus ayant débuté leur consommation avant cet âge. Ces données appuient la théorie soutenant que le cannabis a des effets neurotoxiques sur un cerveau en développement. [Document disponible par l'intermédiaire de votre centre de documentation]

Lemétayer, Fanny, et Élisabeth Papineau. « Portrait des joueurs aînés en traitement : le témoignage des intervenants ». L'Intervenant, vol. 28, n° 4, 2012, p. 12-18.
Les joueurs aînés sont généralement des personnes autonomes, vivant seules à leur domicile. Les auteurs soulignent que les bouleversements vécus à la retraite ainsi que ceux imposés par le vieillissement induisent chez certains aînés une vulnérabilité aux problèmes de jeu. Les facteurs de risques suivants sont associés à la pratique du jeu chez les aînés et aux problèmes associés : 1) une défaillance dans la gestion du temps et un sentiment de perte de sens; 2) de la solitude et de l’isolement; 3) des limitations physiques et 4) des modifications des revenus et du mode de vie. Un impact notable d’une telle dépendance chez les aînés : un état de santé qui dégringole compte tenu du risque de privation de nourriture et médication. [Document disponible par l'intermédiaire de votre centre de documentation]

European Monitoring Centre for Drugs and Drug Addiction. Guidelines for the evaluation of drug prevention : a manual for programme planners and evaluators. Luxembourg : Publications Office of the European Union, 2012. 135 p.
Cote : HV 5840.E9 E89g 2012
Par la publication de cette deuxième édition, l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies actualise ses lignes directrices sur l’évaluation des programmes de prévention. Les méthodes et concepts exposés visent à offrir un cadre de travail aux professionnels concernés et à ouvrir une nouvelle fenêtre à la connaissance. Porter une attention particulière au rôle de la théorie en matière d’évaluation et clarifier certaines distinctions terminologiques et conceptuelles entre les approches ou les termes similaires figurent parmi les nouveautés de cette mise à jour.

Revue systématique ou méta analyse Gagnon, Hélène, et autres. L'usage de substances psychoactives chez les jeunes Québécois : meilleures pratiques de prévention. Québec : INSPQ, 2012. 46 p.
Cote : HV 4999.Y68 G135us 2012
Combiner des interventions efficaces demeure la meilleure pratique pour espérer atteindre des résultats satisfaisants dans la prévention de l’usage de substances psychoactives (SPA) chez les jeunes. Les soixante documents retenus dans le cadre de cette étude permettent de constater que plusieurs stratégies font preuve d’une bonne efficacité dans un certain contexte, mais offrent peu d’effets dans un autre environnement et auprès d’autres individus. Cet écrit représente le troisième et dernier volet d’une série amorcée en 2009. Sur la base des constats observés lors de la réalisation des deux précédents, ce dernier s’intéresse surtout à la consommation d’alcool et de cannabis chez cette clientèle.

World drug report 2012. Austria : United Nations Office on Drugs and Crime, 2012. 112 p.
Bien que le rapport de cette année confirme une stabilité quant à la consommation de drogues illicites dans le monde, la cocaïne, l’héroïne et autres types tuent tout de même environ 200 000 personnes tous les ans. Le premier chapitre offre une vue des tendances quant à la production, au trafic et à la consommation et lève le voile sur les conséquences en termes de traitements, de maladies et de décès. Le deuxième chapitre s’attarde, quant à lui, aux caractéristiques du problème et traite de son évolution et des facteurs déterminants. Un aperçu du mouvement à prévoir pour les années à venir conclut cette édition.

Lasnier, Benoit, et Michael Cantinotti. La consommation d'alcool ou de drogues illicites en fonction du statut tabagique chez les élèves québécois, 2008-2009. Québec : INSPQ, 2012. 19 p.
Comparativement aux non-fumeurs, les jeunes qui fument sont plus susceptibles de consommer aussi d’autres substances psychoactives et de boire de l’alcool de manière excessive, un constat observé partout au pays. Les élèves québécois affichent toutefois une plus forte proportion que ceux de l'ensemble du Canada quant à la consommation d’alcool ou de cannabis durant la dernière année. Les observations tirées de l’Enquête sur le tabagisme chez les jeunes permettent de formuler des pistes de réflexion en vue de la création de stratégies préventives.

Les Québécois et l'alcool. Montréal : Éduc'alcool, 2012. 71 p.
Cote : HV 5309.Q3 Q3 2012
De manière générale, les Québécois consomment un peu plus de trois verres d’alcool par semaine; ce nombre se chiffre à 2,5 lors des occasions. L’enquête de 2012 témoigne d’une relation saine avec l’alcool, d’une stabilité depuis les dix dernières années et d’une légère diminution des problèmes reliés. Toutefois, près de 10 % des buveurs réguliers considèrent leur consommation nuisible à leur santé et 6 % à 10 % jugent boire trop quotidiennement. Ce cinquième sondage offre une vue des habitudes de plus de 1 000 Québécois et permet d’en comparer l’évolution.

The 2011 ESPAD report : substance use among students in 36 European countries. Stockholm : Swedish Council for Information on Alcohol and other Drugs, 2012. 394 p.
Consommation de drogues chez les jeunes Français : des résultats décevants, malgré les efforts déployés. L’enquête effectuée entre avril et juin 2011 chez des adolescents âgés de 15 à 16 ans révèle un niveau élevé de dépendance, et ce, tant en matière d’alcool, de drogues et de tabac. Avec une hausse de 25 %, l’expérimentation du cannabis inquiète particulièrement; 39 % des jeunes affirment en avoir consommé au moins une fois dans leur vie. Les données disponibles le sont grâce à la comparaison de 36 pays européens.

Biron, Jean-François, et autres. Bien joué! - Guide d'activités. Montréal : ASSS Montréal, 2012. 125 p.
Cote : HV 6722.Q3 G946 2012
L’accès aux jeux d’argent s’intensifie et les jeunes représentent une clientèle de plus en plus ciblée : une réalité qui mérite que s’intensifie la lutte pour prévenir les effets négatifs. Le contenu bonifié de ce guide vise à mieux outiller les intervenants dans leurs stratégies de prévention et ainsi freiner les risques de dépendance associés au jeu. Il se compose de trois sections : 1) planification de la démarche, 2) activités de sensibilisation et 3) cahier d’accompagnement.

Les politiques publiques en matière de substances psychoactives : contenu intégral des conférences présentées lors du symposium tenu à Québec le 28 septembre 2011. Québec : INSPQ, 2012. 73 p.
Cote : HV 5000.Q3 P769 2012
Huit conférences figuraient à l’horaire de ce symposium visant à stimuler les échanges et éclairer les enjeux en matière de politiques publiques et de réglementations liées à ces substances. Les participants ont notamment assisté à un survol de l’état de la situation et à un bref historique de la normalisation actuelle. Les orientations quant à l’usage, les impacts tant sociaux que de santé ainsi que des questions quant à l’éthique faisaient aussi partie des sujets traités.

Brière, Frédéric, et autres. « Prospective associations between meth/amphetamine (speed) and MDMA (ecstasy) use and depressive symptoms in secondary school students ». Journal of Epidemiolgy and Community Health, 2012 [Online First], p. 1--6.
Le speed et l’ecstasy : facteurs de risque au développement de symptômes dépressifs chez les adolescents. Les données en provenance de 3 880 jeunes permettent d’établir cette association, des résultats qui corroborent ceux d’autres études. Cette recherche conclut que des élèves de quatrième secondaire ayant consommé ces drogues de synthèse de manière récréative risquaient 1,7 et 1,6 fois plus de souffrir de dépression l’année suivante. Certaines limites, dont la nature précise de la composition des comprimés, commandent toutefois des analyses plus poussées.

Nanhou, Virginie, et Nathalie Audet. Les comportements à risque pour la santé liés au tabac, à l'alcool, aux drogues et aux jeux de hasard et d'argent. Qui les adopte? Qui les combine?. Québec : Institut de la statistique du Québec, 2012. 1-15 p.
Un Québécois sur dix cumule deux ou trois comportements à risque soit : fumer la cigarette, boire de l’alcool de manière excessive et s’adonner aux jeux de hasard et d’argent. Les jeunes âgés de 15 à 24 ans, les hommes, les gens vivant seuls et les célibataires représentent les groupes susceptibles de cumuler davantage de ces comportements. L’analyse des résultats révèle la vulnérabilité de ces personnes qui affichent souvent un portrait sombre sur le plan de la santé psychosociale. Le réseau social revêt d’ailleurs une grande importance et peut même constituer un facteur de protection.

Jeux de hasard et d'argent : Internet chez les adolescents, plaisir risqué?. Montréal : Centre Dollard-Cormier - Institut universitaire sur les dépendances, 2012. 14 p.
Encore peu répandus chez les adolescents, les jeux de hasard et d’argent représentent tout de même une pratique inquiétante en raison de leur influence dans le développement de comportements à risque. En effet, les jeunes joueurs affichent des « indices de sévérité du jeu, de consommation de substances psychoactives et de délinquance dans une proportion très supérieure aux autres élèves ». Près de la moitié des jeunes à l’étude (n=1 870) avoue avoir déjà joué sur Internet; 7,3 % confirment la mise réelle d’argent. Parmi l’ensemble des répondants, 8,2 % sont considérés à risque et 2,8 % constituent déjà des joueurs pathologiques probables. Le rapport est disponible en papier virtuel ou sous sa forme originale.

4
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
6