(2008-2015) Dépendances


Gagnon, Hélène, et autres. Pistes d'intervention pour réduire la consommation d'alcool et de cannabis chez les jeunes de 18 à 24 ans qui fréquentent les centres d'éducation aux adultes au Québec. Québec : INSPQ, 2011. 48 p.
Cote : HV 4999.Y68 G135p 2011
Tant chez les filles que les garçons, une prévalence élevée de consommation excessive d’alcool se perçoit dans le mois précédant l’enquête et le quart des 410 répondants boit à l’excès au moins une fois par semaine. Quant au cannabis, près de 40 % en ont consommé au cours des 30 derniers jours. De ces constats émergent des actions à favoriser pour limiter les abus d’alcool ou faire cesser la prise de drogues. Les auteurs préconisent les interventions qui ciblent le développement d’un comportement plus responsable. Ils insistent sur l’importance de faire comprendre que l’alcool augmente la déprime et que le cannabis entraîne une perte de la motivation générale.

Ally, Marc-André, et autres. « Effet de l'implantation d'une clinique de prescription médicale d'héroïne sur l'environnement communautaire ». Canadian Journal of Public Health, vol. 102, n° 3, 2011, p. 183-187.
Peu d’effets négatifs sur l’environnement communautaire se perçoivent à la suite de l’ouverture d’une clinique de prescription médicale d’héroïne à Montréal en 2005. Ce type d’installation se traduit même par une diminution significative des débris, qui semble proportionnelle au nombre de personnes à l’étude. Cette dernière comporte cependant des limites importantes notamment en termes d’impact sur les effets ressentis par les résidents du secteur. D’autres recherches sont donc nécessaires afin de mesurer les changements qui affectent leur sentiment de sécurité. [Document disponible par l'intermédiaire de votre centre de documentation]

Elgar, Frank J., et autres. « Trends in alcohol and drug use among canadian adolescents, 1990-2006 ». The Canadian Journal of Psychiatry, vol. 56, n° 4, 2011, p. 243-247.
Le taux d’ivresse et de consommation d’alcool des adolescents canadiens affiche une légère diminution depuis 1990. Par contre, en 2002 et 2006, le Canada détenait le premier rang parmi 43 pays et régions de l’Amérique du Nord et de l’Europe quant à la consommation de cannabis chez les étudiants de secondaire quatre (grade 10). Cette nouvelle tendance pourrait indiquer un changement quant aux préférences de substances consommées, de l’alcool vers le cannabis. Les auteurs indiquent qu’il sera pertinent de surveiller les conséquences potentielles de cette tendance, notamment sur les fonctionnements cognitif et psychomoteur, ainsi que les comportements à risque.

Revue systématique ou méta analyse Hagan, Holly, et autres. « A systematic review and meta-analysis of interventions to prevent hepatitis C virus infection in people who inject drugs ». Journal of Infectious Diseases, vol. 204, n° 1, 2011, p. 74-83.
La combinaison de stratégies de prévention parvient à réduire de manière significative l’incidence du VHC auprès d’utilisateurs de drogues par injection (UDI). Des interventions multicomposantes qui ciblent le traitement de la consommation de drogues et le soutien aux pratiques d’injection sécuritaires s’avèrent les plus efficaces pour réduire le risque de séroconversion. Des précisions en matière d’efficacité pour répondre aux besoins de groupes spécifiques d’UDI demeurent une priorité de recherche. Les données analysées des 26 études éligibles démontrent que le VHC peut être évité chez cette clientèle. [Document disponible par l'intermédiaire de votre centre de documentation]

Beasley, Erin E., Douglas J. Beirness et Amy J. Porath-Waller. Étude visant à comparer les décès sur les routes impliquant l'alcool et la drogue. Ottawa : CCLAT, 2011. 40 p.
Cote : HE 5620.D75.C212 B368é 2011
De 2000 à 2007, les statistiques rapportent le décès de 12 978 conducteurs sur les routes canadiennes. Les tests de dépistage d’alcool et de drogues ont permis de constater que 18,5 % avaient consommé de la drogue, 21,9 % de l’alcool et 14,2 % avaient consommé les deux. Cette recherche démontre, entre autres, que les accidents de la route où il y a eu consommation de drogues diffèrent considérablement de ceux dont le conducteur est en état d’ébriété. À la lumière de ces informations, les auteurs suggèrent l’élaboration et la mise en œuvre de programmes ciblés auprès de cette clientèle afin d'améliorer la sécurité routière.

Hodgins, David C., Jonathan N. Stea et Jon E. Grant. « Gambling disorders ». The Lancet, 2011 [Online First], p. 1-11.
Le jeu pathologie atteint plus de 5 % de la population adulte à travers le monde et est très fréquemment accompagné d’une autre dépendance et d’un trouble de santé mentale. Il appert qu’une série de trois questions rend possible la détection de la présence du jeu pathologique. Cet article présente un portrait complet de la problématique et fait état des critères diagnostiques, des diverses causes possibles et des modèles pouvant expliquer les interactions de ces causes. Finalement, plusieurs traitements sont discutés, malgré la faible proportion d’individus y ayant recours. Les auteurs soulignent que ceux qui parviennent à s’en sortir y arrivent sans service formalisé. [Document disponible par l'intermédiaire de votre centre de documentation]

[Coup de coeur 2011] Alcool et santé mentale. Montréal : Éduc'alcool, 2011. 12 p.
Bien qu’il soit difficile de déterminer les causes précises, une interrelation existe entre les troubles mentaux et la consommation abusive d’alcool. Dans la série Alcool et santé d’Éduc’alcool, cette brochure apporte un éclairage sur cette problématique et vise à sensibiliser les individus sur les effets pervers de l’alcool en présence d’un trouble mental. Une description des principaux troubles est offerte ainsi que des statistiques provenant d’enquêtes québécoises.

Revue systématique ou méta analyse Moore, Brent A., et autres. « Computer-based interventions for drug use disorders : a systematic review ». Journal of Substance Abuse Treatment, vol. 40, n° 3, 2011, p. 215-223.
Comparativement aux traitements habituels pour les troubles d’abus de substances, les interventions assistées par ordinateur conduisent à 1) une diminution de la consommation, 2) une plus grande motivation aux changements, 3) une meilleure rétention et 4) une connaissance plus étendue de l’information. De plus, un haut niveau de satisfaction se perçoit chez les participants et les effets positifs tendent à se poursuivre après le traitement. Les auteurs soulignent cependant la grande hétérogénéité des douze études retenues. [Document disponible par l'intermédiaire de votre centre de documentation]

Schütze, Madlen, et autres. « Alcohol attributable burden of incidence of cancer in eight european countries based on results from prospective cohort study ». BMJ, 2011 [Online First].
Consommer de l’alcool au-delà des limites permises augmente les risques de développer certains cancers. L’analyse des données compilées auprès de 364 000 personnes provenant de huit pays européens offre d’inquiétants résultats : en 2008 près de 45 % des nouveaux cas de cancers des voies aérodigestives supérieures (bouche, pharynx, larynx, sinus) détectés chez les hommes étaient liés à l’alcool; 25 % chez les femmes. Les cancers colorectal, du foie et du sein sont aussi fréquemment observés dans cette vaste étude effectuée sur la base de l’European Prospective Investigation into Cancer and Nutrition. Déployer des efforts pour restreindre la consommation d’alcool s’avère crucial dans la lutte contre les cas de cancers évitables.

Beirness, Douglas J., et Erin E. Beasley. Alcool et drogues chez les conducteurs : une enquête routière menée en 2010 en Colombie-Britannique. Ottawa : CCLAT, 2011. 23 p.
Cote : HE 5620.D75.C212 B422a 2009
À la suite des nouvelles sanctions annoncées par le gouvernement de la Colombie-Britannique relatives à l’alcool au volant, une étude fut effectuée ciblant les conducteurs nocturnes. Une collecte de salive, permettant de détecter la présence de drogues, était également réalisée. Des différences se perçoivent quant aux habitudes liées à l’alcool et à la drogue, suggérant la mise en place de mesures précises pour chaque type de consommation. Dans les 2 840 véhicules interceptés, 9.9 % des conducteurs avaient consommé de l’alcool; 7.2 % de la drogue (principalement du cannabis ou de la cocaïne). Bien qu’une diminution se perçoive comparativement à 1995, des stratégies pour les groupes à risque demeurent nécessaires.

Psychosis with coexisting substance misuse : assessment and management in adults and young people. London : NICE, 2011. 39 p.
Près de 40 % des personnes atteintes de psychoses vivront également des problèmes d’abus de substances au cours de leur vie. Cette clientèle court un risque élevé de rechutes et d’hospitalisations et éprouve des besoins particuliers difficiles à satisfaire. Ces lignes directrices visent à soutenir le professionnel afin qu’il puisse aider le patient à stabiliser, réduire ou cesser sa consommation abusive de substances et améliorer son adhérence au traitement ainsi que sa qualité de vie. Le contenu offre des chapitres qui couvrent notamment les interventions psychologiques, psychosociales, physiques et pharmacologiques.

Bureau for International Narcotics and Law Enforcement Affairs. International Narcotics Control Strategy Report. Washington : U.S. Department of State, 2011, 2 vol. 
Par cet imposant rapport, le U.S. Department of State rend compte des stratégies nationales antidrogue de près de 200 pays. Il témoigne des mesures instaurées pour lutter contre ce phénomène, notamment l’ajout de ressources mieux informées et d’équipements plus spécialisés. Le premier volume s’intéresse au « substances illicites ainsi qu’aux agents chimiques nécessaires à leur composition » tandis que le deuxième se penche sur le blanchiment d’argent et les crimes financiers. Les deux documents comportent un chapitre sur le Canada.
http://www.drugsandalcohol.ie/14796/2/INSCR_Vol_2_2011.pdf

Hammond, David, et autres. « Illicit substance use among Canadian youth : trends between 2002 and 2008 ». Canadian Journal of Public Health, vol. 102, n° 1, 2011, p. 7-12.
Connaître les habitudes de consommation de substances illicites chez les jeunes importe puisque l’initiation précoce constitue un fort prédicteur de toxicomanie ultérieure et de risque pour la santé. Les résultats provenant d’échantillons représentatifs de l’ensemble du pays brossent un sombre tableau de la situation. En effet, les jeunes Canadiens âgés de 13 à 15 ans sont nombreux à avoir déjà consommé des substances de ce genre durant l’année précédant les sondages, soit 2008 :
• « 21 % ont bu de l’alcool au moins une fois par mois;
• 26 % ont fait usage de produits du tabac;
• 17 % ont essayé du cannabis;
• 13 % ont déclaré avoir fait l’essai d’une autre substance ».
Ces chiffres proviennent de l’Enquête sur la tabagisme chez les jeunes de Santé Canada. [Document disponible par l'intermédiaire de votre centre de documentation]

Problematic substance use : a step-by-step guide & toolkit to addressing it in your business/organization. [S.l.] : Atlantic Canada Council on Addiction, 2011. 76 p.
Ce guide vise à soutenir les employeurs confrontés à une problématique d’abus de substances psychoactives en milieu de travail. Le premier chapitre offre une description du phénomène pour en faciliter la compréhension et ainsi permettre une meilleure détection des signes et des symptômes associés. Vient ensuite chacune des étapes à suivre, qui fait référence à des outils, afin d’aider la personne qui vit des difficultés - ou la victime elle-même - à vaincre le problème. Des études de cas complètent ce guide.

Gagnon, Valérie, et autres. « Initiation de la consommation d'ecstasy chez les adolescents québécois à la fin du secondaire : prédicteurs distaux et proximaux ». La Revue canadienne de psychiatrie, vol. 56, n° 1, 2011, p. 62-70.
La consommation de marijuana : facteur prédictif fortement associé à l’initiation à l’ecstasy chez les jeunes en secondaire cinq. En effet, chez les 2 162 jeunes Québécois suivis sur une période de cinq ans, le risque était 2,04 plus élevé chez ceux ayant déjà fait usage de marijuana. De nombreux facteurs semblent toutefois prédire une initiation hâtive, comme la déviance chez les pairs, et les résultats suggèrent que ce lien est plus fortement associé à un profil extériorisé plutôt qu’intériorisé. Des limites à l’étude peuvent cependant biaiser les conclusions formulées notamment quant aux données autorapportées, à la représentativité de l’échantillon et à l’absence d'information et de facteurs relatifs aux anciennes habitudes de ces jeunes.

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